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> on a retrouvé la 7e compagnie > l'histoire [ Cliquez sur les liens hypertextes pour les 55 sons disponibles pour cet épisode ] Nous retrouvons donc la septième compagnie dans les bois, où le capitaine Dumont s'entretient avec un de ses hommes:
Nos héros, pendant ce temps, ont retrouvé leur compagnie et n'hésitent pas à vanter leurs exploits auprès de leurs camarades épatés. Morceau choisi:
Ils se décident
à sortir du bois, mais y rentrent aussitôt à la vue d'un convoi allemand.
A la question d'un soldat de savoir pourquoi ils n'attaquaient pas, la
réponse fuse: pas échauffés! Ils n'auraient
pas dû s'arrêter, ou alors pour manger.
Le colonel
Blanchet a quant à lui déjà installé la charge d'explosifs sur le pont,
et compte ses pas: "96, 97, 98, 99, 100...(moment d'arrêt)...101!"
Le convoi d'Allemands passe sur le pont, c'est donc le bon moment pour
le faire sauter. Il ouvre le déclencheur... et aperçoit un bouton bleu
et un blanc! Il branche le fil vert sur le bouton blanc et le rouge sur
le bleu, mais rien ne marche... Il se dépêche alors d'inverser les connections,
car une dépanneuse de chars arrive à son tour sur le pont... Vous avez
deviné la suite, le pont explose alors que nos vaillants guerriers étaient
dessus (Tassin: "on nous a bombardé par en-dessous,
chef" - Pithivier: "si j'connaissais l'con qui
a fait sauter l'pont..."). Il faut donc
maintenant réparer. Le lieutenant aperçoit sur l'autre rive un camion
plein de caisses, et quelque chose ressemblant à une barre à mine serait
le bienvenu. Le sergent-chef Chaudard, qui est pourtant "champion de natation",
prend le FM pour couvrir ses deux hommes qui vont effectuer la traversée.
"C'est pas chaud, chaud, hein Tassin?" fait
remarquer Pithivier à propos de l'eau.
Arrivés sur la berge, des Allemands débarquent et capturent Duvauchel, alors que les trois autres font du sous-l'eau... "Mais d'où ça vient, ce courant, chef?" Eh bien ça vient de la roue à eau de la mère Crouzy, entre les palmes de laquelle ils se retrouvent coincés après avoir dérivé quelque peu. N'ayant plus rien à leur donner comme vêtements (ceux de feu père Crouzy ont déjà été pris), les voilà obligés de s'affubler d'uniformes de l'Etat-major abandonnés là par trois officiers. Pithivier, faisant remarquer qu'il sera colonel alors que son chef ne sera que commandant, se fait reprendre à l'ordre: "ça fait, ça fait que les grades doivent être respectés, un point c'est tout".
Bien évidemment, ils se font arrêter et se retrouvent dans une camionnette allemande. Chaudard se voit offrit une cigarette par un officier allemand, ce à quoi il répond d'un air soutenu "certes". Arrivés au camp de détention, Pithivier fait remarquer "de ce côté-ci, chef, les Allemands ont l'air plus gentils que ce côté-là", en faisant référence au fait que les officiers sont beaucoup mieux traités que les simples soldats. La confirmation en est que les officiers ont droit à des patates pour manger, au lieu de l'espèce de soupe nauséabonde et peu ragoûtante. Tout ceci arrange bien nos néo-officiers, même si Tassin a quelques difficultés à se rappeler de son grade...("Commandant, pas capitaine")
Ils sont alors emmenés dans un château pour y passer la nuit, mais par terre par manque de place. Le lendemain, tous les prisonniers se rencontrent dans le parc du château, et le général Palaton, un peu sénile, croit reconnaître un vieil ami en la personne de Chaudard: "Ohhh, Rambineau!". Le général Bricart, lui, remarque quand même que Chaudard porte les insignes de l'artillerie, et pas de la transmission... La réplique tarde à venir, et Chaudard est sauvé par le gong, les Allemands interrompant cette petite discussion pour montrer à tous le corps sans vie d'un officier français ayant tué une sentinelle allemande pour tenter de s'évader. Il s'agit du Lieutenant (vous savez, celui qui avait offert sa patate, pour l'exemple), et Chaudard en est tout ému... Un nouvel "arrivage" de soldats français se présente alors au château, dans lequel figure le capitaine Dumont, qui a tôt fait de rendre leur véritable identité à nos trois lascars. Un officier, persuadé du côté héroïque de nos hommes, s'entretient alors avec Dumont:
L'armée allemande
autorise alors la réquisition de viande sur pieds dans les fermes environnantes,
pour les repas des prisonniers. Pithivier et Tassin (qui tue
des boeufs à l'abattoir de Nice, souvenez-vous) s'y collent. Commentaire
du capitaine Dumont: "On n'a pas fini de manger
des sardines..."
Arrivés à une ferme, Tassin se fait embobiner par une femme qui visiblement n'est pas insensible à son charme (là, faudra quand même qu'on m'explique...). Quoi qu'il en soit, elle lui remet le plan d'un passage secret pour sortir du château ("pas pour s'évader, pour aller coucher chez elle"). Il est con, Tassin... Sur le chemin du retour, les vaches s'éparpillent dans les bois, et je ne sais pas si vous avez déjà tenté d'arrêter une vache qui court, mais ça doit pas être très simple... Toujours est-il qu'une d'elles s'est embourbée et Tassin, Pithivier et le fritz tentent de la récupérer. Le fritz (très con aussi...) a prêté son fusil à Pithivier qui, on ne sait trop comment, a tiré et a dégommé la vache ("Parti tout seul... Nous pas les mêmes, nous Lebel... Parti tout seul").
Nous sommes
maintenant le soir, et tout le monde va dormir, sauf Pithivier, qui mijote
de sortir, et Tassin qui doit l'aider (Tassin trouve que la femme lui
fait penser à sa soeur, alors c'est Pithivier qui y va). Pour cela, ils
doivent sortir par les tapis qui sont accrochés à l'entre-sol, l'entrée
du passage secret se trouvant là. Ils y parviennent en descendant de leur
dortoir, prétextant la chaleur ("là haut, trop chaud")
et en se cachant derrière leurs paillasses. Chaudard,
quant à lui, décide d'aller voir ce qui se passe et demande aussi à Tassin
de l'aider. Tassin continue donc à attendre bêtement à l'entre-sols avec
ses paillasses, ce qui intrigue le garde allemand: "Vous
ave trop chaud ou vous ave trop froid?" Voici donc
nos héros à nouveau libres. Arrivés à la ferme bien connue, ils piquent
le side-car d'Allemands que notre affreuse de service avait gentiment
invités et foncent, passent sur un pont (vous imaginez la suite...). "Si
j'connaissais l'con qui a fait sauter l'pont", ressasse Pithivier, étendu
sur son lit de l'hôpital Nazareth.
Tant pis, on tamponne Voici maintenant
nos lascars embrigadés pour aller réparer une ligne de chemin de fer qui
a explosé près de Marignolles. Un nouveau plan est aussitôt élaboré: le
train va à Paris, donc il faut prendre le train pour s'évader. Pithivier
ne veut pas en être, prétextant qu' "en trois évasions,
on a tout juste été libres un quart d'heure". Il a une appréhension,
non pas d'être repris, "ça je sais bien qu'on sera
repris, mais plutôt ce qui va arriver avant qu'on nous reprenne". Pithivier se charge du pilotage ("Papa était chauffeur de locomotive, il m'emmenait souvent avec lui"). En cherchant les différentes manettes, il trouve divers trucs ("ben oui, mais j'étais petit, hein" - "Non, c'est pas ça. Ca, c'était touche pas à ça p'tit con"). Le voyage se poursuit :
Plus de peur que de mal, Tassin est récupéré, et l'épopée peut se poursuivre. Enfin, presque car Pithivier, maladroit, laisse échapper la pelle à charbon et celle-ci se retrouve dans le four. Le reste du train, plus lourd, les rattrappe donc, ce qui promet une belle explosion. Boum! C'est le pont sur lequel ils venaient de passer qui explose, anéantissant tous les wagons. Pithivier change alors quelque peu sa ritournelle: "Si j'connaissais l'type qui a fait sauter le pont, je l'embrasserais!" La locomotive poursuit son chemin et passe devant la septième compagnie qui n'en finit plus d'être surprise par les exploits répétés de ses sous-fifres... Suite au prochain épisode! Ce
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